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 Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia

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MessageSujet: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Mer 6 Jan - 1:11

Janvier 2265



Archi venait juste de se coucher. Enfin, c'était tout du moins ce qu'il s'était dit quand son réveil avait résonné avec force dans tout l'immeuble (à peu près) à 6h du matin. Cumuler son boulot de barman et de livreur n'était pas un choix pour Archibald : c'était une nécessité. Il avait tout juste assez d'argent pour manger et vivait dans un appartement de la taille d'une cage à poule (mais une grosse poule, quand même). Sans compter qu'il se devait d'économiser un maximum pour se trouver un vrai appartement (où aller de la cuisine au lit nécessitait plus de 5 pas) et avoir assez d'argent pour s'acheter de quoi s'habiller (et ainsi faire bonne impression à sa candidature à la Tour Bleue).

Le jeune Terrien était loin d'imaginer en se levant se matin là qu'il passerait les portes d'Ethereal pour la toute première fois aujourd'hui.

Après s'être aspergé d'eau froide (ça réveillait bien, certes, mais l'appartement n'étant pas équipé de chauffe-eau, le choix s'arrêtait là), Archibald s'habilla et avala ce qui traînait dans son minuscule petit frigo, à savoir une pomme et un fond de lait. Maigre repas, surtout vu les calories qu'il allait brûler dans la journée, mais il mangerait convenablement plus tard. Il partit rapidement à son travail pour ne pas être en retard.

Ralph l'attendait (à croire qu'il vivait au travail, cet homme là ! Il était toujours en avance. Vivre à son travail expliquerait d'ailleurs peut être la tête d'enterrement qu'affichait l'humain jours après jours) près du camion. Archi prenait toujours un malin plaisir à être d'une bonne humeur débordante avec son unique collègue, ça semblait irriter deux fois plus le large livreur.

«  Ralph ! Ça roule ma poule? »

Tonitrua-t-il dans le hangar en donnant une franche tape dans le dos de l'homme. Son large sourire sembla donner à Ralph un prétexte de plus pour râler toute la journée et ne se contenta de le saluer que par un grognement sonore (mais ma foi fort rassurant).

Sans un mot, les deux hommes se mirent au travail : ils chargèrent dans le camion tous les colis à livrer dans la journée. Ça allait de cartons de la taille d'une grosse boite de chocolats à des appareils électriques ou mécaniques (allez savoir, les cartons étaient fermés) de la taille de gros frigos (au mieux, quand ce n'était pas plus volumineux). Sur certains on lisait la mention 'Fragile', ceux là étaient à manier avec une précaution extrême et étaient souvent destinés à de grandes entreprises. Il arrivait aussi que des petits cartons soient destinés à des entreprises tout aussi importantes, ça variait. Dans tous les cas, jamais ni Archibald ni Ralph n'avaient connaissances des produits qu'ils livraient. Ils disposaient d'un numéro de lot, de la dénomination sociale de l'entreprise, de son adresse et du destinataire. Eux ne se chargeaient que de la livraison, jamais de ce qu'elle contenait.

Les deux hommes commencèrent leur tournée efficacement : Après 2h de livraison dans tout Comynerin, ils avaient honoré pas moins de 6 livraisons. La dernière comprenait deux très gros colis et les deux hommes avaient dû s'y reprendre à plusieurs fois avant de parvenir à gravir 5 étages d'escaliers-échelle (c'est comme ça qu'on appelait les inventions de l'imbécile qui avait créé des escaliers presque aussi raides qu'une échelle). Archibald était déjà passablement fatigué et une pause aurait été la bienvenue. Ralph ne partageait manifestement pas cet avis puisqu'ils se remirent presque immédiatement en route. Archi attrapa le carnet de livraisons, en sueur et son cœur rata un battement.

Il relu la ligne de la prochaine livraison une seconde fois, pour être bien sûr. Elle stipulait très clairement :
«  Département Scientifique – Tour Bleue, Agence Ethereal - Comynerin 
A l'attention de Cordélia Warldof »

Il n'y croyait pas. Archibald allait livrer la tour bleue, la tour qu'il regardait tous les jours de loin avec envie, celle qu'il projetait d'intégrer dans un avenir proche.
Celle pour qui il avait quitté la Terre.

Le trajet sembla ne durer qu'une minute. Puis, en moins de temps qu'il n'en faut pour dire 'lire', ils étaient au pied d'Ethereal. Archibald exécuta les mêmes gestes que d'habitude, presque comme un automate. Ils se rendirent à l'arrière du camion, ouvrirent les portes, sortirent le colis destiné au département scientifique. Il savait quoi faire, mais tout en marchant il enregistrait chaque image. La tour était gigantesque. Ils arrivèrent à l'entrée et demandèrent la direction du département scientifique, pour une livraison à effectuer. Pour une fois, ce fut Ralph qui prit la parole.

Archi lui, regardait tout ce qu'il pouvait. L'architecture était tellement semblable et différente à la fois à celle de la Terre que s'en était loufoque. Du chemin qu'ils prirent, le jeune homme ne retint RIEN. Mais vraiment rien. D'un coup il était là, d'un coup il était dans des laboratoires. Pof, d'un coup d'un seul, la magie agit.

«  Bonjour Mademoiselle.  »

Archi avait prit la parole presque instantanément, un sourire radieux s'illuminant soudainement sur son visage. A vrai dire il avait coupé la parole à Ralph, ce malotru qui n'avait de toute les manières pas à s'adresser dans son état lamentable à la jeune femme qui se postait devant eux (oui, tout d'un coup, le look de son collègue le dérangeait), avec son habituel ton désagréable. Archibald n'était certes pas en costard cravate mais il avait un peu plus d'allure que Ralph, merci bien : des auréoles sous les bras, le ventre qui dépassait du tee-shirt, son jean qui lui tombait presque sur les cuisses, on avait connu mieux (sinon à part oui, Ralph a beaucoup de qualités). Quand on voyait les tenues de travail impeccables des scientifiques, il y'avait de quoi complexer.

«  Nous avons un colis pour Cordélia Warldof. »
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MessageSujet: Re: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Mer 6 Jan - 11:29

Livraison au laboratoire
Cordélia & Archibald
You can’t make people love you, but you can make them fear you…


Cordélia avait abandonné la fac voilà plus d'un an. Objectivement, ça ne lui apportait rien. L'enseignement qu'elle avait reçu à la Tour était suffisant et même nettement supérieur. Qui plus est, elle n'avait pas besoin de diplôme puisqu'elle occupait déjà un poste assez envié chez les scientifiques (plus pour sa position que pour son activité, les poisons n'étant pas le domaine de recherche favori de tout un chacun). Maintenant, elle travaillait à plein temps pour la Tour, que ce soit en tant que scientifique ou en tant qu'agent.

Ce jour-là, elle attendait la livraison de sa nouvelle centrifugeuse. Rien à voir avec celles dont on se servait pour faire des sauces ou des jus de fruit. Elle en avait besoin pour fabriquer ses poisons et/ou ses antidotes. L'ancienne avait rendu l'âme.

Au moment où les livreurs arrivèrent, elle observait la réaction d'une molécule à un de ses poisons au microscope. Elle portait sa blouse blanche et des lunettes de protection, mais elle n'avait pas vraiment pris la peine de tout bien mettre, aussi voyait-on sa tenue civile en dessous. Autant dire que c'était comme d'habitude tiré à quatre épingles. Sa jupe crayon, noire, lui arrivait juste au-dessus du genou, et son chemisier blanc était impeccable. Ses cheveux étaient tirés en chignon bas et maintenus par un serre-tête ainsi que par ses précieuses aiguilles. Elle portait aussi quelques bijoux discrets mais rien qui ne puisse la gêner dans son travail. Tout chez elle respirait la sophistication, mais absolument pas la sympathie.

À l'entrée des deux hommes, elle fit tourner son tabouret vers eux et enleva ses lunettes de protection. Un instant, elle respira la bonne odeur de plantes qui imprégnait son laboratoire, elle avait en effet de multiples pots où elle faisait pousser certaines de ses matières premières. Malheureusement, son bel univers venait d'être souillé par la présence d'inconnus. Enfin, pour sa centrifugeuse, elle pouvait bien faire quelques concessions.

« C'est moi. » Elle tendit sa carte pour confirmer son identité d'un geste las, presque machinal. « Vous, là... » Dit-elle en désignant Archibald « Aidez-moi à sortir ma machine de ce carton. » Puis, en se tournant vers l'autre homme. « Quant à vous, tâchez de mériter votre généreux pourboire en allant me chercher un café dans la salle commune. Sans sucre, avec du lait. » Elle repoussa un peu son microscope et se leva de son tabouret. Elle observa son carton, vérifiant qu'il n'avait pas pris de choc. Tout lui sembla correct. Elle attrapa donc un ciseau et entreprit de couper les scotchs tout en donnant quelques indications au livreur. « Faites attention, n'allez pas trop sur votre droite, la plante que vous voyez là est carnivore. Bien sûr, elle ne pourra pas vous manger de manière littéral mais je ne réponds de rien si elle vous crache son suc gastrique, c'est extrêmement acide. Bien. Alors, où allons nous mettre ma machine. Peut-être dans ce coin, de toute façon, je n'ai presque plus de place. » Elle n'arrêtait pas de dire à Quartz qu'elle avait besoin d'un laboratoire plus grand, étrangement, ni lui, ni Alastor, ni personne en fait, ne semblait vraiment prendre en considération ses réclamations. Mais l'ancien centrifugeur faisait à peu près la même taille et il tenait dans ce coin, elle était plutôt confiante sur le fait de garder la même organisation. Quant à la présence d'Archibald, elle n'y prêtait pas tellement attention. Comprenez par là qu'elle s'en servait pour l'aider mais qu'elle ne lui accordait absolument aucune considération. Il faut dire qu'à la Tour, on la surnommait Poison Cordy, et ce n'était pas uniquement parce qu'elle était maître des poisons…


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MessageSujet: Re: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Jeu 7 Jan - 0:21

Avec la tenue que portait la jeune femme sous sa blouse de travail, jamais Archibald n'aurait pensé qu'elle était beaucoup plus jeune que lui et avait seulement 22 ans. Déjà parce que les filles de son âge en général faisaient plus vieilles, plus matures, qu'elles n'étaient en réalité. De plus, la jeune femme travaillait à la tour Bleue, et dans l'esprit novice du jeune Archibald, travailler à la tour bleue signifiait être ou très doué ou très intelligent, ce qui incluait souvent de longues années d'études et une expérience professionnelle béton par derrière (ce qui vous laissez entrer à la Tour à 40-45 ans, à peu près).

Puis, disons-le nous, Archibald n'avait pu s'empêcher de remarquer combien le look sexy strict de la jeune femme lui donnait de l'allure et du charisme. Rectification : sans sa tenue Archi était sûr que la jeune fille avait également du charisme. Enfin, sans sa tenue, pas nue, avec des habits quand même... Elle l'était sûrement aussi. Bref, on s'embrouillait.

« Bien sûr. »

Articula-t-il pour l'aider à déballer sa machine. En réalité, le fait que la jeune laborantine soit la destinataire du colis impressionnait un peu Archibald. Elle était quand même relativement jeune et c'était manifestement elle qui gérait son laboratoire. De plus elle n'avait pas l'air très souriante mais au lieu de le déranger, ça faisait tiquer encore plus Archibald qui trouvait toujours les femmes qui se donnaient un genre, passablement singulières. Le seul hic était qu'il était habillé d'un tee-shirt et d'un jean, qu'il avait chaud et qu'il avait déjà été plus au top (comprendre qu'il n'était pas hyper à l'aise). La gène l'emportait globalement largement sur le désir. Hormis quand Ralph fut prié d'aller chercher un café à la jeune fille (moyennant un pourboire, certes), d'un ton qui n'aurait plu à (globalement) personne dans cette dimension. Là, il n'y avait plus aucune ambiguïté : la situation aurait fait plaisir à n'importe lequel des collègues de Ralph tellement elle était drôle.

Archi ne put s'empêcher de sourire franchement. Le si adorable et de bonne humeur Ralph, la quarantaine, père de famille, venait de se voir donner un ordre (car franchement, malgré les formes, s'en était un) par une inconnue qui aurait pu être sa fille. Archi en avait pour la journée pour ne serait-ce que l'entendre décrocher un mot, après ça. Mais c'était assez drôle pour le maintenir dans un état d'euphorie pour la journée, à lui.

« Je vais tâcher de faire attention.  »

N'oublions pas qu'Archibald était avant tout à son travail, qu'il se devait de rester professionnel. Hors de question donc de taper la causette à la cliente (Franchement, pour le coup qu'elle venait de faire à Ralph, Archi l'aurait remercié de bon cœur cent fois et lui aurait peut être même tapé la bise, s'il avait osé. Mais ça aurait été méchant.), même si rester amical était une priorité.

Ailleurs, peut être, Archibald se serait laissé aller à quelques phrases sympathiques, mais il était à la Tour bleue, aucun faux pas n'était admissible. C'était là qu'il voulait travailler plus tard, il était donc à la fois excité et très stressé. Et... pas très bien, à y réfléchir. Alors qu'il venait de soulever la machine pour la poser là où la jeune fille disait, un coup de fatigue le traversa. Et voilà, il le savait, il aurait dû manger mieux en se levant. D'ordinaire, Archi était très attentif à ce qu'il mangeait, avoir une bonne hygiène de vie était important pour lui. Depuis qu'il était à Emeraudia, son corps, son bien-être et ses loisirs étaient passés au second plan. Et là, ça se ressentait. Ça ne lui ressemblait pas.

Pas question de laisser tomber la machine. Archi la posa à l'emplacement souhaité et pris une seconde de pause. Honnêtement... là... faire un malaise ici et maintenant était la pire chose qui pouvait lui arriver dans tout l'univers entier. Archi commençait à se sentir mal et sans attendre de faire quelque chose qu'il allait regretter toute sa vie, se permit de questionner la demoiselle.

« Je suis désolé de vous importuner mais... Savez-vous où je peux trouver un distributeur d'en-cas ? »

S'il avait pu il aurait couru hors du laboratoire (en évitant au passage la plante carnivore) pour aller vomir/s'évanouir/mourir plus loin mais hélas, un coup de fatigue étant un coup de fatigue, il se sentait relativement blanc et franchement pas en état de courir. La matinée et sa courte nuit avaient été passablement difficiles.
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MessageSujet: Re: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Sam 9 Jan - 10:19

Cordélia n'était pas plus gênée que ça de donner des ordres. En plus d'être un agent, une scientifique de la Tour, elle était aussi la fille d'un des PDG important d'une grosse société de Comynerin. C'était d'ailleurs comme ça qu'elle était devenue agent. Son père fournissait la Tour, et quand sa fille avait commencé à être fascinée par les poisons, il avait demandé leur aide car il s'inquiétait pour elle. Elle avait dès lors grandi dans ce laboratoire. Puis, son maître avait pris sa retraite et elle avait pris sa place. Se chargeant de tous les poisons du pays ainsi que de leurs antidotes. Elle aimait beaucoup ça, vaincre la mort avec ses produits, ou utiliser ses poisons pour des effets inattendus. De toute manière, pour ceux qui la connaissaient, il était évident que Cordélia nourrissait une passion dangereuse pour la mort et ses limites. Ça datait du décès de sa mère et ça s'était aggravé quand Narcisse était décédée à son tour. Même elle, elle savait très bien qu'elle avait un problème, le truc c'est que contrairement à son entourage, elle ne voyait pas en quoi c'était gênant. Après tout, c'était sa vie, elle en faisait bien ce qu'elle voulait… Et puis, elle était un bon agent, elle obéissait toujours à Quartz, ce qui n'était pas toujours évident vu qu'il essayait toujours de la faire sortir de sa zone de confort (pour son bien disait-il).

Tout ça pour dire qu'elle était parfaitement dans son rôle de fille infecte. Ou du moins de nana bien froide, à vous congeler les personnes les plus chaleureuses. C'est aussi pourquoi quand elle s'adresse au métis pour le prévenir des dangers du laboratoire, elle le fit avec neutralité. Et la réponse du jeune homme n'obtint d'ailleurs aucun autre commentaire. En revanche, quand la machine fut en place et qu'elle commença à ressentir comme un malaise chez l'employé, elle fut aussitôt sur ses gardes. Elle enclencha son pouvoir par pur réflexe car la curiosité, autre que scientifique, n'était pas un défaut très développé chez elle (elle avait assez de ceux qu'elle se coltinait, non?). Alors qu'il lui parlait pour lui demander où il pourrait trouver de la nourriture, elle lut dans son esprit sa fatigue, ses deux emplois, le manque d'hygiène de vie. Cela ne prit que quelques secondes.

Elle entendit un deuxième esprit entrer avant même de le voir. Ralph (elle avait lu son prénom dans l'esprit d'Archibald) était revenu. Sans répondre au métis, elle se dirigea vers son café et commença à le boire en réfléchissant. Finalement, elle plongea la main dans la poche de sa blouse et en sortit un porte-monnaie chic. « Vous seriez aimable d'aller chercher un sandwich et une boisson sucrée à votre collègue, il ne se sent pas bien. Prenez-vous ce que vous voulez au passage. La cafétéria est au rez-de-chaussée. » Comme il ne réagissait pas assez vite, elle claqua la langue d'un air agacé et mit les poings sur les hanches. « Bon, vous attendez le déluge ou quoi ? Dépêchez-vous ! » Elle vit dans son esprit que plusieurs réponses mal aimables lui venaient à l'esprit, mais il n'osa pas les formuler à vive voix. Il faisait bien, Cordy avait une forte envie de lui montrer qu'elle pouvait le mettre à genoux en une fraction de secondes… Il n'y avait que chez les agents où le bien-être de ses collègues passait avant tout ? Même elle, elle irait chercher à manger pour quiconque serait au bord de l'inanition. D'ailleurs, elle y aurait été elle-même dans le cas présent si elle ne se sentait pas plus utile ici.

Laissant son agacement de côté car deux minutes environ s'était déjà écoulé et elle sentait l'esprit d'Archibald devenir embrumé, elle se tourna vers lui. « Asseyez-vous là monsieur Grant, je vais m'occuper de vous. » Elle désignait le tabouret qui était en dessous de son plan de travail. Elle lui tourna alors le dos pour ouvrir une armoire. Elle mit des gants et attrapa ce qui ressemblait à un vanity. Elle le posa à côté de son microscope, éloignant ce dernier pour faire de la place, et l'ouvrit pour en examiner le contenu. Rapidement, elle trouva ce qu'elle cherchait, une fiole pleine d'un liquide transparent.

« J'ai une formation médicale. En général je m'occupe plutôt de gérer des urgences de type blessures ouvertes, mais bon, je devrais être capable de palier à votre hygiène de vie déplorable. » Une fois les mains désinfectées, elle secoua la petite fiole pour en vérifier l'opacité, ensuite elle prit une seringue qu'elle remplit de ce produit. « Relevez votre manche, je vais vous injecter des vitamines. Et en attendant votre ami vous sucerez un sucre, il était pour mon café, mais tant pis, je le finirai sans. » Tout en parlant, elle s'assit sur le tabouret et l'approcha de celui qui était désormais son patient. Il s'en sortait bien, car dans ce laboratoire, c'étaient plutôt des cobayes qu'on trouvait en général.


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MessageSujet: Re: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Sam 9 Jan - 16:43

Ralph choisit ce moment là pour revenir au laboratoire. Parfait... La situation aurait difficilement pu être pire : Archi était dans un état proche de la mort du malaise (ce qui en soit était désagréable) mais il était au travail et détestait par dessus tout manquer à ses obligations professionnelles. De plus il blanchissait à vu d’œil (Cordélia pouvait vous le dire), faisait face à une jeune femme et au collègue le plus désagréable de tous les temps. Archibald se serait bien mordillé la lèvre pour se réveiller, hélas il savait que cette triste réalité était la sienne.

Contre toute attente, Ralph obéit à la jeune scientifique une seconde fois. Si Archi n'avait pas été aussi surpris il aurait peut être soupçonné que son collègue avait (mine de rien) une infime affection pour lui. Ou alors très peur de la jeune femme, personne ne le saurait jamais.

Le fait est que la jeune femme avait prit les choses en main. Archi lui, n'était vraiment pas au top. D'abord il était au pôle nord : un peu comme quand on vous trouve nu dans la rue (oui ça arrive souvent : imaginez un homme d'affaire, sans pantalon, sans chemise, sans veston, sans rien, dehors, en plein hiver sous une tempête de neige).
La seconde d'après, il était sous les tropiques, avec trois pulls, une bouillotte sur le ventre, une combinaison de ski, à quatre heures de l'après-midi, sirotant tranquillement un thé directement dans une bouilloire brûlante. Voilààà ! La vie de rêve, donc. Son corps était un yo-yo géant.

« Qui vous a dit mon nom ? »

Archi était peut être à l'agonie, mais il n'en perdait pas pour autant le sens commun. La jeune femme l'avait invité à s'asseoir sur un tabouret car elle avait bien vu qu'il n'était pas bien, ce qu'il fit sans problème (mieux valait ça à s'écrouler par terre). En revanche elle l'avait appelé 'Monsieur Grant', ce qui n'était pas DU TOUT normal. Il était en tee-shirt et en jean, n'avait pour ainsi dire aucun signe distinctif, pas même un petit badge avec écrit 'Archibald', 'Archi', ou même 'Nouveau', dessus.

Si le jeune humain avait été plus en forme il aurait pu se poser les bonnes questions et même obtenir des réponses. Là, c'était le flou artistique. Il était comme en plein rêve. Quelqu'un venait sûrement de lui donner un grand coup de casserole sur le crane parce qu'à moins de magie, la jeune femme ne pouvait pas connaître son nom. Elle n'avait pu le lire nulle part et personne n'avait pu lui dire. A vrai dire, il n'était même pas sur que même Ralph le connaisse, alors.

« Mon hygiène de vie... déplorable ? »

Réussit-il à articuler d'une voix faible après quelques secondes de repos. Quelqu'un venait de le refrapper sur la tête, c'était obligé. Mais qui était cette fille ? Il la connaissait de quelque part, c'était sûr. Tout du moins, elle, elle le connaissait. Déjà elle connaissait son nom, ce qui n'était pas normal. Elle le suivait ? LA TOUR, peut être, le faisait suivre ? Mon Dieu, quelle horreur. Si ça se trouvait depuis son arrivée de Terre il était pisté, traqué, suivi, et tous les agents de la Tour Bleue avaient sa photo sur la porte de leur casier. Parfait. Il n'avait plus qu'à mourir ici, ses perspectives d'avenir étaient réduites à néant. Ah mais oui, c'était pour ça ! La scientifique voulait l'aider et le garder en vie UNIQUEMENT pour mieux l'interroger plus tard. La fin du monde n'était pas loin, on la sentait.

« Je peux savoir comment vous me connaissez ? »

L'Archibald de tous les jours se serait confondu en excuses et en remerciements. L'Archibald de ce jour-ci était dans une dimension parallèle (ce qui est drôle c'est que c'est exactement ça) et nageait non pas dans une piscine, mais dans le flou le plus total. C'était tout simplement aberrant. Mais il s’exécuta néanmoins. Le sucre lui fit du bien, il ne sentait en revanche pas trop la piqûre. C'était un peu rapide pour lui et il était loin d'être dans le coma. Le sucre lui faisait du bien et avec l'en-cas que ramènerait Ralph, il pourrait vite reprendre le boulot.
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MessageSujet: Re: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Dim 10 Jan - 11:26

Les questions d'Archibald n'eurent, jusqu'à l'injection de vitamines, qu'un silence opaque en réponse. Cordélia était concentrée sur ce qu'elle faisait et puis, parler avait toujours été pour elle un peu accessoire. Mais comme elle avait fini et qu'elle devait remplir un rapport sur l'utilisation des ressources de la Tour, elle prit les papiers en question et ouvrit enfin la bouche pour s'expliquer plutôt que pour donner des ordres. « On se calme avec la théorie du complot. Je suis télépathe monsieur Grant, la plus puissante télépathe de ce pays. Votre esprit n'a donc absolument aucun secret pour moi, et vous non plus par conséquent. » Elle continua à écrire son rapport, remplissant la partie nom , prénom, âge, nationalité (terrien, quelle horreur!), et à l'endroit de la race, elle mit « métis humain/ ? » car il était clair que Archibald lui-même ne savait pas quelles étaient ses origines. Elle releva enfin les yeux du dossier pour croiser le regard d'Archibald, il aurait sans doute besoin de preuve, aussi pénétra-t-elle à nouveau dans son esprit mais de manière plus concrète. *Vous voyez ? Je peux très facilement entrer dans votre tête. Vu votre absence de barrière psychique, je pourrais même implanter de faux souvenirs en vous...* « Mais ça n'aurait aucun intérêt. De plus, il est totalement illégal d'utiliser ses pouvoirs pour manipuler autrui. » Et il n'y avait pas plus respectueuse des règles que cette chère Cordélia. Après tout, elle était entièrement dévouée à l'Inya Quartz.

Elle se leva de son tabouret pour aller chercher un tensiomètre et un stéthoscope dans un tiroir. « Retendez votre bras, je vais vous prendre une tension. » Et tout en installant son petit bazar, elle continua à parler. « Vous devriez essayer de vous habituer à rencontrer des gens comme moi. Il en existe plein sur Emeraudia, dont certains aux pouvoirs très surprenants, surtout lorsque vous êtes ici à la Tour. La probabilité de rencontrer un humain sans pouvoir magique est assez restreinte. C'est possible, surtout ici chez les scientifiques, mais ça n'est pas vraiment la norme. D'ailleurs, si ça vous intéresse de l'apprendre, je suis métis d'humain moi aussi. Mais ma mère était un ange, pas un ange de chez vous, ils sont bien trop vulgaires. C'était un ange de l'Olympe. » Tout en discutant (même si comme à son habitude, elle parlait plus pour elle-même, pour meubler, que pour faire la conversation à la personne en face d'elle), elle avait passé le brassard à son patient et avait commencer à prendre sa tension. Elle fit le silence quand elle écouta son pouls. Son examen terminé, elle prit des notes. Il n'était pas en si mauvais état que ça pour quelqu'un qui menait un style de vie aussi néfaste pour la santé.

« Votre tension est assez bonne. Un peu basse, mais c'est l'hypoglycémie. Le pouls est régulier. Je vais quand même vous donner une boite de vitamines à prendre matin et soir. Ce ne sera pas inutile avec votre train de vie. » Elle griffonna quelques mots sur un papier, fit rouler son tabouret vers un énième tiroir, en sorti des comprimés qu'elle mit dans une petite boite sur lequel elle écrivit la posologie puis elle retourna près d'Archibald. « Voilà pour vous, avec une lettre d'introduction chez un médecin de ma connaissance au cas où ce genre de malaise vous reprenait. Grâce à elle vous aurez un rendez-vous dans le quart d'heure. Des questions pendant que nous attendons votre collègue ? » Sans le regarder, un peu comme si il n'était pas là, elle reprit le dossier et y ajouta divers mentions, ce qu'elle avait fait comme examen, son diagnostique, ce qu'elle lui avait donné etc. Maintenant qu'elle avait fait son travail, elle commençait à se désintéresser du livreur et se reprenait à penser à son étude du poison qui attendait sur son microscope.


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MessageSujet: Re: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Dim 10 Jan - 18:42

Le moins que l'on puisse dire, c'était que si Archibald avait attendu un petit moment avant d'avoir des réponses à ces questions, les réponses avaient été claires et précises.

La jeune femme était télépathe, oui, télépathe. Elle voulait en gros lui dire qu'elle pouvait lire dans ses pensées. Parfait ! Précisément ce qu'Archibald n'aimait pas, qu'on le cerne rapidement et qu'on sache tout de lui. Elle, elle avait très bien pu lire en lui comme dans un livre ouvert. Si Archi était quelqu'un de si secret ce n'était pas pour rien. Il détestait se confier, il avait des secrets qu'il ne voulait pas qu'on découvre. S'il se donnait cette carapace de gars gentil et avenant c'était pour une bonne raison : il détestait qu'on s'intéresse trop à lui et qu'on découvre ce qui faisait de lui ce qu'il était. Son passé était son passé et il ne voulait le partager avec personne. La scientifique, elle, naturellement, venait de lui avouer qu'elle savait déjà presque tout de lui alors qu'il n'avait même pas ouvert la bouche. Un sentiment d'énervement le gagna (ce qui était assez rare pour le noter).

« Je n'aime pas trop ça. Vous pourriez arrêter de lire dans ma tête s'il vous plait ? »

Archi se sentait complètement désemparé. Il était entièrement impuissant face à ce genre de pouvoir là. Il détestait ça. Il détestait l'idée qu'on puisse lire en lui, savoir ce qu'il pensait, anticiper ses actions et ses paroles avant qu'il ne les formule. C'était vraiment désagréable et si Archi s'était senti mieux, il était clair qu'il aurait tourné les talons sans demander son reste. La télépathie, il ne l'avait vraiment envisagée, il ne s'y était jamais préparé et voilà que la première personne de la Tour Bleue, celle sur qui il se basait pour définir l'image de la tour, le sondait avec facilité. Ce n'est pas parce qu'on possédait un pouvoir qu'on pouvait l'utiliser à sa guise, et sur tout le monde.

« A vrai dire je ne m'attendais pas trop à venir ici aujourd'hui. »

Quand elle lui lança qu'elle était métis humain comme lui, Archi ne compris pas le sens réel et déduisit qu'elle avait également des gênes d'humain en elle. Ce qui voulait donc dire qu'elle savait qu'il venait de la Terre. Archi lui, devait sûrement être un métis, bien qu'il ignora complètement les origines son père. Il savait qu'il avait grandit dans le pays de Savoir, mais rien d'autre. Il pouvait très bien être venu de la Terre, comme il pouvait être un natif d'ici, personne ne le savait. Celle qui en savait plus qu'elle ne devrait en tout cas, c'était la scientifique cambrioleuse, qui n'avait visiblement aucun respect pour l'intimité des gens.

« Je suis un humain et je n'ai pas de pouvoirs magiques. »

Bam, prends toi ça, madame je sais tout ! Aha ! Bon en fait c'est lui qui ne savait rien. Parce que des pouvoirs, il en avait. Un latent dont la venue sur Emeraudia allait le déclencher d'ici les prochains mois, et un autre qu'il n'avait pas encore eu la décence d'esprit de remarquer.

La jeune femme continua de l'examiner. Le bon côté d'Archibald repris vite le dessus : La scientifique ne le connaissait pas, l'avait prit en main avec une rapidité digne des urgences et après tout son pouvoir faisait partie d'elle, elle ne pouvait pas s'excuser de le posséder de s'en servir, en revanche. Archi s'en voulait un peu de sa réaction parce que plus qu'être indiscrète et intrusive, c'était lui qui avait une peur maladive d'être découvert et en un sens, nu. Son état de fatigue soudain n'avait rien arrangé.

« Merci beaucoup. »

Archi planta ses yeux bleus dans ceux distraits de la jeune femme. Elle vivait à 100 à l'heure, c'était le moins que l'on puisse dire. Heureusement qu'il savait suivre parce que son débit de paroles était impressionnant. Elle l'avait presque assommé d'informations (mais Archi avait été suffisamment malin pour saisir l'essentiel : Elle était TELEPATHE ! Inutile de noyer l'information sous des tonnes de données scientifiques, on a tous bien compris.), preuve qu'elle devait avoir du travail à côté (oui après tout il n'était pas en consultation chez son médecin traitant, hein. Il avait bel et bien fait un malaise en pleine livraison).

« Vous connaissez mon nom mais je ne connais pas le votre. »

Ce n'était en rien de la drague (Dieu me préserve, il était loin d'en être là) mais Archi voulait quand même savoir qui l'avait aidé à un moment où (il n'aurait jamais cru dire ça) il en avait besoin. Et puis qualifier son hygiène de vie de 'déplorable', lui donnait aussi à réfléchir (oui parce qu'elle savait tout de ses activités, selon toute vraisemblance).
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MessageSujet: Re: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Dim 10 Jan - 20:51

« Je peux oui. » Une ou deux secondes passèrent. « Voilà, c'est fait. » Elle haussa les épaules, maintenant qu'elle avait toutes les informations nécessaires à son dossier, il n'y avait de toute manière plus vraiment nécessité à continuer à écouter les pensées. En plus, si elle ne faisait pas attention, elle étendrait son champ d'action et elle entendrait toutes les personnes à 1km à la ronde. C'était aussi désagréable que ça en avait l'air.

« Vous auriez été obligé d'y venir un jour ou l'autre, sur Emeraudia tout est centralisée dans les Tours. Et vous aurez forcément besoin de régler des formalités administratives un jour ou l'autre. Faites attention à la secrétaire de l'état civil, c'est une succube et elle adore les types dans votre genre. » Elle venait de dire ça comme elle aurait parlé de la pluie et du beau temps. Il faut dire que vivre avec toutes sortes de créatures aux pouvoirs diverses était assez fréquent à ses yeux, d'autant plus parce qu'elle était agent. Sinon, pour d'autres personnes sur Emeraudia, ce n'était pas le cas. Mais ils étaient quand même habitué à l'existence de la magie sous toutes ses formes.

« Vous n'avez pas de pouvoirs mais vous n'êtes pas humain. Pas plus que moi en tout cas. Cela dit, je ne sais pas exactement ce que vous êtes et pour un simple malaise, je n'ai pas besoin de le savoir. En revanche si un jour vous avez besoin de soins plus étendus, ça serait peut-être utile que le médecin soit plus avancé… enfin… il pourra toujours vous faire une prise de sang pour trancher. » Là encore, elle réfléchissait plus à voix haute qu'elle ne parlait à Archibald. Il faut dire qu'elle était assez asociale et que si, là, elle parlait, c'était aussi parce qu'elle était dans son laboratoire : son lieu préféré entre tous. Et puis ça permettait de meubler un peu parce que comme Archibald était encore complètement faiblard, il ne fallait pas trop compter sur lui. Et si la solitude ne dérangeait en aucune façon Cordélia, elle était moins à l'aise quand elle était dans la même pièce qu'une tierce personne et que le silence s'installait. Quoique, ça dépendait des personnes aussi, car pour certains, elle refusait d'user sa salive (coucou Katarina!).

« De rien, c'est naturel. » Même si elle n'était pas à proprement parler médecin, jamais elle ne laisserait quelqu'un faire un malaise sous ses yeux sans rien faire alors que c'était dans ses capacités d'y remédier. Cela lui semblait parfaitement élémentaire. Tout comme son nom, puisqu'il lui avait apporté un paquet sur lequel il était écrit… mais bon, entre temps, il avait fait un malaise, ceci expliquait cela.

« Cordélia Warldof, Maître des Poisons de la Tour Bleue. Mais ce sont bien des vitamines que je vous ai injecté, je vous rassure tout de suite. Je fais aussi partie de l'équipe médicale. » Elle enleva ses gants et secoua son poignet pour mieux voir sa montre sous la manche de sa blouse. « Votre collègue prend son temps. Heureusement qu'il y avait du sucre avec mon café, vous auriez déjà pu tourner de l'oeil dix fois. » Elle secoua la tête d'un air perplexe tout en continuant à vérifier son dossier. « Signez là s'il vous plaît, c'est pour les médicaments que je vous ai donné. C'est gratuit mais je dois les faire sortir du stock. »


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MessageSujet: Re: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Lun 11 Jan - 16:04

Archibald était satisfait et rassuré que la scientifique veuille bien cesser de lire en lui. Nous noterons cependant que la jeune femme pouvait bien dire ce qu'elle voulait, Archi n'avait aucun moyen de parer les intrusions de la plus grande télépathe du pays ni aucun moyen de les deviner.

« Merci. »

Archi se décida à la croire sur parole et lui fit confiance, parce qu'après tout, il n'avait pas le choix. Elle aurait très bien pu dire la vérité après avoir eu ce qu'elle voulait savoir. Dans la mesure où Archibald n'avait aucun contrôle sur le pouvoir de la belle, il devait bien faire avec (même si depuis son aveu, Archibald tentait désespérément de ne penser à rien, sait-on jamais.).

« Une succube... »

D'abord Archibald prit un air décontracté et fit comme si cette conversation était parfaitement normale... Puis, non en fait, elle n'avait juste RIEN de normal cette conversation (C'était quoi cette bestiole encore ?) et était aussi claire que du lait caillé.

« Qu'est-ce que c'est ? »

Archibald avait bien conscience de passer pour un vrai novice, un guignol, un petit blaireau arrivé là par hasard qui n'avait jamais remarqué que la Terre avait une dimension parallèle. En fait, Archibald avait grandi en sachant pertinemment ce qui l'entourait, mais il avait toujours préféré se focaliser sur sa propre vie. (laissant de côté ceux qui vivaient derrière un portail interdimensionnel, car il n'aurait vraisemblablement rien à faire avec eux).

« Oui... Enfin je ne fais pas des malaises tous les jours, en règle générale. Ça ne m'était jamais arrivé. Mais qu'est-ce que vous voulez dire par le fait que je ne suis pas humain ? »

Jusqu'à dernière nouvelle, Archibald n'avait jamais été un ange, un démon, un sorcier, ni même un 'succube' ou une autre race dont il n'avait pas entendu parler. Emeraudia était connue sur Terre pour sa grande mixité de races (souvent inconnues sur Terre). Ainsi Archibald avait déjà entendu parler d'Anges, qui pouvaient voler, de démons, qui contrôlaient le feu, de personnes qui pratiquaient la magie de toute sortes, il était même arrivé à Archi d'en croiser dans les rues de Comynerin, parfois. Mais il était bel et bien humain ! Il était peut être même l'un des rares dans ce pays à pouvoir le dire.

« Je me sens mieux, merci. »

Répondit-il à la réflexion sur Ralph, pour prendre la défense de son collègue. Apparemment, la jeune femme n'avait pas conscience du fait que le comportement de Ralph aujourd'hui était en soi un vrai miracle. Habitué à le voir bougon, solitaire et muet, malgré son efficacité dans le travail, Archibald découvrait que son collègue tenait plus à lui qu'il ne l'aurait cru. La jeune femme remplissait un dossier avec toutes les infos sur lui (parfait, il était fiché à la Tour Bleue maintenant) et lui demanda sa signature pour officialiser tout ça.

« Ok. »

Archibald signa la feuille que venait de lui donner la jeune fille et se remit instantanément debout. Il allait mieux. Le coup de fatigue passager n'avait pas duré et le sucre et la piqûre devaient y être pour quelque chose.  

« Encore désolé du dérangement. »

Même si son vague malaise était passé et que le sucre lui avait fait beaucoup de bien, Archibald n'en était pas pour autant à la maison. Il était sur le lieu d'une de ses livraisons et ne pouvait surtout pas s'éterniser. Dès que Ralph arriverait - ce qui allait sûrement arriver d'une minute à l'autre - il avalerait ce qu'il avait acheté (Ne serait-ce que parce qu'il était prêt à parier que la scientifique ne le lâcherait pas) et se précipiterait vers la sortie.
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MessageSujet: Re: Laboratoires de la Tour Bleue - Comynerin | Cordélia   Mer 13 Jan - 17:02

Décidément, Archibald venait bien de la Terre, il ne savait absolument rien sur rien à propos des démons, et en ignorait sûrement tout autant au sujet des anges. Tout à ses papiers, Cordélia répondit donc d'un air relativement distrait. « C'est une race de démon, très coriace, avec une longévité hors norme. Ils tirent leur essence vitale des autres humanoïdes, ils les séduisent et… disons que leur sexualité débridée est leur manière de se nourrir. Cela dit, ils ne tuent personne. Pas sur Emeraudia. » Personne ne tuait personne sur Emeraudia. On serait tenter de le croire quand on voyait des monstres comme Tamia ou Lantys, mais en réalité les meurtres étaient assez rares et n'étaient jamais du fait de ceux-là. Mais ça n'empêchaient pas les brutes d'exister, sauf qu'elles venaient plutôt des autres dimensions bien qu'il ne faille jamais faire de généralités trop rapides, malheureusement certains emeraudiens tournaient mal. Cordélia n'avaient jamais compris pourquoi. Petite fille, elle avait réclamé une explication à Quartz. C'était l'un des moments où il venait jouer avec les enfants de la Tour, les pupilles, ou les gosses un peu trop bizarres comme Cordélia qu'on surveillait pour qu'ils ne se fassent pas du mal. Quartz l'avait pris sur ses genoux et lui avait dit qu'il était dans la nature des êtres vivants d'en vouloir toujours plus. Les Inyas faisaient de leur mieux pour contrôler cet instinct en prenant sur eux une partie du mal que contenait les êtres, néanmoins, ce n'était pas toujours suffisant. Enfin, c'était comme ça ! Et elle avait mieux à faire que de penser à tout ça puisque Archibald continuait avec ses questions idiotes (oui, Cordy était sans merci).

« Pour être exacte, vous êtes à moitié humain. Mais l'autre moitié, je ne sais pas exactement ce que c'est. Les ondes que j'ai ressenti dans votre esprit ne sont pas très claires, sûrement parce que vous l'ignorez vous-même. Pour la Tour vous êtes un métis, mais ce n'est pas bien grave vous savez, c'est aussi mon cas et il y en a plein des comme nous sur emeraudia. » Elle haussa les épaules. Ils étaient fatigants ces terriens (oui, on l'aura compris Cordy n'aime pas la Terre). Ils s'étonnaient de tout alors que c'était évident que c'était différent ici puisque ce n'était pas la même dimension.

Et puis, elle n'en avait rien à faire de ses excuses, elle n'avait fait que son travail. « Ce n'est rien. Mais vous devriez vous ménager. Être humain, ou même à moitié humain, ça signifie être extrêmement fragile. » Elle en savait quelque chose, bien sûr, elle était à moitié ange. Mais comme elle avait été spécialisée en magie blanche (sa télépathie innée et plus récemment sa magie curative en faisaient partie), elle n'avait aucune possibilité d'user de magie offensive, cela concernait aussi sa défense qui était bien plus faible. Mais bon, son sale caractère compensait, ainsi que ses chers poisons. Grâce à eux, elle augmentait artificiellement ses forces. En comparaison des autres agents c'était bien peu, mais elle n'avait pas tellement le choix. Tant qu'elle restait utile à Quartz après tout, peu lui importait.

Se désintéressant de son patient, elle rapprocha à nouveau son microscope. Archibald ne la dérangeait pas mais elle avait du boulot sur le feu.


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